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Jean-Paul Gourévitch a commencé par rappeler les principaux chiffres de l’immigration : 7,7 millions de personnes en France sont immigrées ou nées de parents immigrés, avec une natalité très supérieure à la natalité française ( Note personnelle : cela ne comprend donc que les familles étrangères sur deux générations , ne sont pas compris dans ce chiffre les enfants des enfants issus de parents immigrés ). 3,4 millions sont originaires du Maghreb, 2,4 millions d’Afrique noire. Les dépenses liées à leur présence s’élèvent à 79,4 milliards d’euros par an, pour 49 milliards de recettes. Soit un solde négatif de 30,4 milliards d’euros.

Quelles en sont les raisons ? Par exemple, explique Gourévitch, des dépenses de santé qui concernent même les immigrés clandestins, avec l’Aide médicale d’État (AME), que touchent 200 000 personnes par an et qui couvre toutes les dépenses de santé, même pour les affections bénignes. Coût du dispositif : près d’un demi-milliard d’euros pour le contribuable. Autre exemple avec la scolarisation des enfants des clandestins, une autre « exception française ».

À ces considérations quantitatives, Malika Sorel a tenu à apporter des précisions qualitatives. D’abord, le transfert d’argent vers l’étranger, s’il coûte d’abord en termes économiques à la France, n’aide pas à l’intégration des enfants en France. L’argent transféré est autant de retiré à leur éducation, donc à leur intégration.

Par ailleurs, en dépit de moyens humains et financiers supérieurs dans les Zones d’éducation prioritaires (ZEP) où vit une forte population immigrée, les résultats des enfants d’immigrés en mathématiques (en principe une discipline non « discriminante ») sont de 30 % en-dessous du niveau normal, selon l’étude PISA de l’OCDE.

Cette étude, réalisée sur des enfants issus de familles pauvres mais non immigrées, révèle des résultats comparables à ceux des meilleurs élèves. Ainsi, l’argument selon lequel les mauvais résultats des enfants d’immigrés seraient dus à de moindres revenus s’effondre. Ce qui est en cause, c’est le défaut d’intégration des enfants d’immigrés, notamment sur le plan linguistique, selon Malika Sorel. Elle en a profité pour rejeter l’idée avancée par le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, d’allouer des fonds publics à l’enseignement de la langue arabe à l’école (lequel existe déjà, sous la forme des ELCO). Outre son coût pour le contribuable, cet enseignement tendrait à cantonner les élèves d’origine maghrébine dans leur origine et ainsi à les empêcher de progresser à l’école. Ce qu’il faut apprendre aux enfants d’immigrés, pour Malika Sorel, c’est le français, et le plus tôt possible.

Elle a également battu en brèche une idée reçue : les moindres résultats des enfants d’immigrés seraient dus, nous dit-on, à la concentration d’enfants d’immigrés dans les écoles. Faux, répond Malika Sorel, ces moindres résultats s’observent même avec une faible concentration. Ce qui a permis à Malika Sorel de fustiger le principe de la loi SRU, qui oblige chaque commune de France, sous peine d’amende, d’accueillir 20 % de logement social sur son territoire. La mixité sociale vantée par les politiques ne change rien aux problèmes inhérents à l’immigration, et vouloir résoudre ceux-ci en les disséminant sur le territoire national est absurde, selon Malika Sorel. Ce serait comparable au fait, pour un pompier, de croire éteindre un incendie en en dispersant les braises, créant ainsi de nouveaux foyers d’incendie. Au surplus, les braises sont devenues trop nombreuses pour qu’une telle politique puisse être tentée sans dommage. Et pourtant, elle continue à l’être en France.

Le progrès des transports et des communications, inhérent à la prospérité des pays européens que rejoignent les immigrés africains est, en l’occurrence, victime de son succès. C’est en effet le faible prix des billets d’avion ou des communications téléphoniques qui freine, voire empêche l’intégration, d’autant qu’avec l’accroissement des flux migratoires, les immigrés ne rejoignent plus la France, mais une diaspora vivant en France, ce qui interdit à l’individu de s’intégrer dans la nation française, prisonnier qu’il est de sa communauté.

Parmi les dépenses liées, même indirectement, à l’immigration, Malika Sorel a aussi mentionné le cas de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), qui coûte 12 millions d’euros par an au contribuable et divise le corps social en victimisant, donc en infantilisant, les immigrés et leurs descendants, notamment par la promotion de la discrimination positive.

Malika Sorel a enfin évoqué la récupération, par l’association Cette France-là, de la problématique du coût des expulsions d’immigrés clandestins pour promouvoir l’immigration libre et sans contrôle en France. Elle a répliqué que, quel que soit le coût de l’expulsion des clandestins, celle-ci doit être faite. Jean-Paul Gourévitch a ajouté que le coût des expulsions, de 232 millions d’euros, doit toujours être comparé avec les 30,4 milliards d’euros du coût de l’immigration, qui représente le coût de ceux qui restent…

Alain Mathieu, le président de Contribuables Associés, a conclu ce rendez-vous en rappelant que l’étude de Jean-Paul Gourévitch était encore trop prudente par rapport à la réalité : elle n’inclut pas le coût des HLM dans le coût de l’immigration, alors que les HLM comportent de nombreux immigrés.

 

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ADDENDUM : Quand l’idéologie gauchiste essaie de nous enfumer

Une pseudo étude d’une université qui essaie vainement de nous trouver un solde positif à l’immigration est démonté par les économistes compétents . Si avec ça vous ne voyez clairement pas que nous sommes en guerre d’information/médias , et que nous sommes face à un ennemi totalitaire qui ne reculera devant rien pour vous faire avaler ses couleuvres , alors nous ne pouvons plus rien pour vous ..

http://www.lecri.fr/2010/12/06/quand-l%25E2%2580%2599universite-francaise-aborde-le-cout-de-l%25E2%2580%2599immigration/20775

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