La campagne présidentielle et l’élection de Barack Obama ont été l’occasion pour les médias français de faire déferler par vagues successives des masses de contre-vérités. Il s’agissait une fois encore de stigmatiser les tares presque rédhibitoires de cette France conservatrice, réactionnaire, sinon raciste, insensible aux bienfaits de la thérapie de la repentance.

Des doctes ignorants ont expliqué que, en matière d’égalité civique, notre vieux pays avait laissé se creuser un retard considérable sur les USA, pour une fois exemplaires. Nous n’étions pas à la veille de voir un homme politique “issu de la diversité” (nouvelle expression tendance) accéder à des fonctions nationales.

Décidément, au nom du devoir de mémoire on n’en finit pas d’enfoncer la Vérité au fond de son puit !!!!
Sans vouloir tresser des couronnes de lauriers à la IVè République et à la Vè naissante, il paraît indispensable de procéder à la lecture du palmarès des années 1945 à 1962

– BARAKROK Abdelkader Secrèaire d’Etat (1957-1958)

– CARA Sid, Secrétaire d’Etat (1957-1958) dernier Maire de Isserghin, durant les années 46 à 50 il fut Ministre, député Sénateur

– DABO Sissoko Fily, sous-secrétaire d’Etat (1948)

– DICKO Hammadoun, sous-secrétaire d’Etat (1956-1958)

– HOUPHOUET BOIGNY Félix, plusieurs fois ministres (1956-1961)
– KEITA Mammadou secrétaire d’Etat (1957-1958)

– LAMINE GUEYE Amadou, secrétaire d’Etat (1946-1947)

– LISETTE Gabriel, ministre conseiller (1959-1960)

– MAGA-COUTOUCOU Hubert secrétaire d’Etat (1957-1958)

– MONNERVILLE Gaston, secrétaire d’Etat avant de devenir Président du Sénat de la République Française

– SENGHOR Léopold secrétaire d’Etat puis ministre (1955-1961) et Académicien

– SID CARA Néfissa, secrétaire d’Etat (1959-1962)

– TSIRANANA Philibert, ministre conseiller (1959-1960)

A cette liste il convient d’attribuer une menton spéciale à Blaise DIAGNE, un pionnier ! il fut sous-secrétaire d’Etat de 1931 à 1932.

Si en accédant à la présidence du Sénat Gaston MONNERVILLE devint le second personnage de l’Etat, le Bachaga Saïd BOUALEM fut, quant à lui, vice-président de l’Asssemblée Nationale de la République Française (1958-1962).
Si nous suivons le raisonnement de nos consciences politiques qui prêchent aujourd’hui, à plein micro, la conversion de la France à la reconnaissance de la diversité, ne faut-il pas dès lors regretter le temps heureux des Colonies où les colonisés et autres hommes de couleur bénéficiaient de quelques considérations totalement disparues à ce jour, du moins l’affirment-ils ?

Nos modernes directeurs de conscience seraient-ils prêts à se repentir de s’être repentis ?

Il faudrait peut-être ré-apprendre l’Histoire de France à tous ces incultes imbéciles donneurs de leçons du CRAN et autres assos “diversifiées” avec la complicité active des nouveaux crétins utiles.

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