Le pays des bisounours

Les faits sont souvent cruels avec les utopies. L’idéal du multi-culturalisme comme progrès indiscutable, défendue encore tout récemment par Edwy Plenel, n’échappe pas à la règle.

Le modèle multi-culturel est désormais présenté par le milieu politico-médiatique comme l’avenir inéluctable de la France et de l’Europe, sans autre justification qu’un moralisme abscons assorti de menaces plus ou moins explicites, des principes généraux jamais étayés et des déclarations fatalistes.

Quelle société sert donc de référent ? D’où vient cette idée que le multi-culturalisme représente l’avenir ? Il apparaît tout au contraire que la majorité des sociétés multi-culturelles sont le lieu de conflits insolubles plus fréquents, et plus violents qu’ailleurs.

Cette observation, déduite de l’analyse des faits, fait désormais l’objet de théorisations formelles. En voici quelques exemples :

• Ex-Yougoslavie : après 10 ans de guerre civile (1991-2001), partition stricte du territoire et indépendances nationales ; l’option multi-ethnique, multi-religieuse (catholique, orthodoxe et musulmane) et multi-culturelle imposée par le régime autoritaire communiste est définitivement abandonnée ; au Kosovo, la guerre civile court toujours, précisément parce que la province serbe demeure le lieu du mélange de deux communautés différentes, culturellement, linguistiquement et religieusement (communautés serbe orthodoxe et albanaise musulmane).

Liban. Les maronites chrétiens, les druzes et les chiites s’affrontent depuis des décennies.

• Turquie. Le multiculturalisme s’est terminé dans le sang : génocide des Arméniens, expulsion des Grecs, persécutions contre les Kurdes . Les dirigeants turcs actuels se félicitent encore de ces violences.

Chypre. Colonisée par des populations turques, l’île est, après la Seconde guerre mondiale, en proie à des tensions croissantes. Pour régler le problème à son avantage, la Turquie envahit la partie nord de l’île (1974), y organise la colonisation turque et décide unilatéralement de la partition de l’île.

Maghreb. Deux grandes ethnies se partagent le territoire depuis des siècles : les Kabyles (ou Berbères) qui occupent principalement l’Atlas, et les arabes sur le littoral : conflits permanents, répression violente contre les Berbères.

(précisions :- les Berbères : plusieurs ethnies, dont les Kabyles, cf. carte :
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/images/berberes-carte2.gif ;
– les Berbères acculturés, arabisés et islamisés : la grande majorité de la population, plus ou moins mélangée avec les Arabes décrits plus bas ;
– les Arabes : descendants d’une des vagues de migration (première : VIIème siècle, seconde : XIème au XIIIème siècles). Minoritaires démographiquement, mais loin d’être négligeables ;
– des Noirs descendants d’esclaves : cf. Gnawas du Maroc. Il en reste peu car l’esclavage musulman était fatal aux populations razziées, contrairement à la traite atlantique. )

-On peut aussi ajouter le cas de l’époque de l’Algérie Française bien que sous domination Française ce qui n’est pas pour inciter au multi-culturalisme , on a eut le droit à un cas assez visible d’échec de cette idéologie ( mais bon ca reste un cas ou il y avait des tensions politiques donc à prendre avec des pincettes )(Merci à Courouve)

• Afrique du sud. Après le régime d’Apartheid, le chaos s’installe rapidement dans le pays. La violence se déchaîne désormais contre les populations blanches mais aussi contre les immigrés africains venant du Nord.

• Rwanda. Le multi-culturalisme, qui recoupe les divisions ethniques, est la source d’un épouvantable génocide (1994) et de tensions permanentes. Il en va de même dans de nombreux pays d’Afrique, comme le montrent les récents événements du Congo, dans lesquels le Rwanda est impliqué.

• Inde. Le Cachemire est le lieu de troubles graves et permanents entre les musulmans (soutenus par le Pakistan voisin) et les Hindous. La guerre civile et les émeutes régulières ponctuent l’actualité du nord-est du pays, sur fond de risque d’un conflit inter-étatique. Le reste du pays n’est pas exempt de tensions ethniques

Sri Lanka. Une société multi-ethnique, multi-culturelle et multi-confessionnelle particulièrement instable. Un conflit civil meurtrier oppose depuis les années 1980 les Tamouls hindouistes et les Cinghalais bouddhistes.

• Mexique. Les Indiens du Chiapas, dernière communauté indigène du pays, se battent contre les Mexicains métis hispanophones, sur fond de tensions socio-économiques.

La source de ces conflits terribles et meurtriers n’est pas à rechercher dans un hypothétique « racisme » ou dans une « intolérance » universelle. C’est bien le multi-culturalisme, concept dysfonctionnel, qui est à l’origine de ces troubles.

C’est ce modèle qu’Edwy Plenel et ses bons amis veulent exempter de toute critique. Qu’ils veulent importer de force en France et en Europe.

Il n’existe pas d’exemple connu de sociétés multi-culturelles paisible.

Tiré de la tribune libre de Taranis pour http://www.fdesouche.com/

Addendum

D’autres pays ont clairement montré l’échec de ces politiques où sont au prise avec ce phénomène , on peut citer:

  • Le Brésil, ou il n’est plus à démontrer la ségrégation de fait des différentes ethnies , le potentiel économique qu’ils ont et qui ne mène et ne mènera probablement jamais à grand-chose.
  • L’Irak , chiites (souvent perses ) vs sunnites ( souvent arabes ) vs kurdes
  • La Bolivie

Les Pays qui pourraient laisser penser que le multiculturalisme est possible:

La Suisse serait un exemple pour certains. Seulement les Suisses, bien qu’unis sous un même étendard, sont très séparés.. il y a la région allemande, romande, romanche, et italienne. De plus, malgré leurs différences linguistiques, les communautés ont une très similaire culture Suisse . La Suisse est quasi mono-ethnique ( peuples ancestraux européens type celtes ), quasi-mono-religieuse,  mais multilinguiste. On peut penser donc qu’ils sont un peu multi-culturel, mais ils sont Suisses et Alpins, avant toute autre chose ( ce qui explique leur neutralité dans les conflits européens d’ailleurs ).
Francophone ne veut pas dire Francais. Germanophone ne veut pas dire Allemand. Italophone ne veut pas dire Italien.

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La plupart des civilisations ayant atteint un degré de développement social, technologique, et “humaniste” importants  sont des sociétés non multi culturelles.
L’Europe de l’Ouest au XIXéme

le Japon au XXéme, malgré les Aïnous qui sont un peuple aborigène (http://fr.wikipedia.org/wiki/A%C3%AFnous_%28ethnie_du_Japon%29 )  un peu présent à Hokaïdo, mais à titre folklorique. Ils étaient d’ailleurs jusqu’a la fin de la Seconde Guerre Mondiale contraints à « devenir japonais »

la Corée dans la seconde partie du XXéme. Même scindé en deux , la Corée d’ailleurs garde ses réflexes naturels . Pour preuve l’immigration quasi-inexistante en Corée du Sud et le racisme quotidien que subissent le peu d’étrangers présents (il suffit de taper racisme corée du sud sur google pour avoir un aperçu ) . Quand à la Corée du Nord , on peut rappeler que même si le système économique  est inepte, et retient au sol un peuple qui pourrait vite rentrer dans le top 10 des grandes puissances mondiales, l’avis des dirigeants nord-coréens sur le multiracialisme est clairvoyant.

Il est d’ailleurs resté le même depuis 2006, date de cette déclaration fracassante [1] :

La théorie d’une « société multiraciale » est un poison. (…) Nier les avantages d’une nation homogène (…) est un acte de traitrise destiné à affaiblir la force morale de la nation. (…) Les pro-Américains qui défendent l’idée d’une « société multiraciale » sont des canailles qui n’ont pas un iota de sentiment national, et qui n’ont même pas la compréhension élémentaire du développement social et historique des nations.

(Source :http://chutefinale.wordpress.com/2010/02/04/lavis-de-la-coree-du-nord-sur-le-multiracialisme/)

La Chine à partir de maintenant (93% de Han surtout à l’Est).Et qui rappelons l’eux est une dictature qui n’hésite pas à intervenir de façon musclé en cas de rebellion au sein des minorités .

Pareil pour l’ Australie et  le Canada jusqu’à il y peu .

Les pays comme la Finlande homogène (jusqu’à peu ) en quasiment tous points n’ont jamais connu de guerre civile etc … Les minorités suédoise et Laponne sont particulièrement protégé et il n’y a pas de problème significatif du fait de nombreux traits communs au niveau civilisationnel, notamment ethnique ( pour les suédois ) et culturel ( pour les lapons ). Reste que les Lapons sont bien peu et qu’ils ont beaucoup perdu.

les USA de 1900 à 1950 (90% de blancs)qui sont un pays gigantesque amortissant plus facilement les problemes et qui jusqu’au années 50 traitaient les noirs en sous-citoyens,Aux USA, ce n’est pas un meltingpot, mais au contraire, une séparation de toutes les ethnies, une véritable ségrégation s’est mise en place de facto. Blancs avec blancs, noirs avec noirs, etc. Pour aller plus loin, ils se regroupent même par ethnies, avec tel quartier qui est un quartier de telle ethnie sénégalaise, tel autre de coréens, tel autre de chinois de telle région de la Chine…

Donc, c’est une société où, s’il y a multiculture, c’est une multiculture différenciée.

Enfin Singapour qui pourrait apparaitre comme le Graal en matière de multi-culturalisme où semble cohabiter différentes ethnies et cultures      ( Chinois , malais , indiens )
La loi est cependant assez répressive, on envoie facilement à la potence et même la vente de chewing-gum est interdite.De plus , les déclarations de certains dirigeants expliquent très nettement pourquoi tout ce petit monde semble cohabiter ensemble paisiblement .
“Dans les sociétés multiraciales vous ne votez pas en fonction de vos intérêts économiques et sociaux mais en fonction de votre groupe ethnique et religieux.”

– Lee Kuan Yew – Ex-Premier ministre de Singapour.

Lee kwan yew n’avait pas confiance en la démocratie , surtout dans un contexte multiculturel. C’est pourquoi Singapour n’est qu’une démocratie de facace .
C’ est un état multiculturel mais il reste aux mains de chinois. Ceux ci acceptent de vivre avec les malais et indiens mais ils font savoir a tout le monde que Singapour fonctionne a la chinoise (moins la corruption!).
Le pouvoir revient la bas au plus intelligents et aux plus capables. Ce sont presque toujours des chinois. Quand ce ne sont pas des chinois ethniquement, ce sont des malais ou indiens qui respectent les idéaux chinois.

Bref c’est peut-être un des rares modèles de cohabitation multi-ethnique et multi-culturelle.

Que peut-on tirer de tout ceci : Qu’Il faut absolument un groupe dominant qui croit à 100% en son droit de régir à sa guise et selon ses propres besoins le pays, et qui met au pas les groupes minoritaires, sans évidemment les opprimer véritablement.C’est la seule solution( ou du moins celle qui semble la plus efficace )  de ne pas mener une politique multi-culturelle à l’échec

Nous finirons par une petite citation

« La conversion des sociétés occidentales au multiculturalisme est une conversion forcée, pilotée par une technocratie militante qui a détourné les institutions publiques de leur fonction protectrice pour les mettre au service d’une politique thérapeutique censée reprogrammer l’identité des collectivités selon le modèle de l’égalitarisme identitaire. »
Mathieu Bock-Côté

Source : Le Journal du Québec

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